Saint Seiya - Gigantomachia - Préface

Voilà, j'ai commencé à traduire le roman à partir de la version anglaise et espagnole que je recoupe, et je compte sortir un chapitre (si tout se passe bien) le plus souvent possible, pourquoi pas toutes les semaines.

Je me met à traduire le roman car je ne l'ai jamais trouvé en français à par un début de traduction par mime et raphaël.

N'hésitez pas à faire part de vos remarques


Saint Seiya : Gigantomachie

Auteur : Tatsuya Hamasaki
Traducteur : ledernieraztlan

Les puissants géants ressurgissent des profondeurs du Mont Etna, au sud de l'Italie. Agrios et sa Force Brute, Thoas et ses Eclairs, Pallas le Stupide et Typhon, leur chef.
Ils n'ont qu'un seul désir : se venger de la déesse Athéna, protectrice de la Terre.

Pour défendre Athéna et l'humanité, les Saints auront à puiser au fond d'eux-même et découvrir la force de vaincre leurs adversaires. Un grand défi les attend, mais ils vont faire la connaissance d'un nouvel allié, un nouveau Saint à classer dans la liste des héros de Saint Seiya : Le Saint de la Chevelure de Bérénice.

Une épopée électrisante basée sur la création de Masami Kurumada. Une histoire comme il n'a jamais été vue dans des mangas ou dessins-animés.
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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 04:25

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 10:13

Tome 1 : Chapitre de Mei - Orestes - Introduction

Tome 1 : Chapitre de Mei

ORESTES

Les légendes grecques racontent que dans la fameuse Acropole, la déesse Athéna et le dieu des mers Poséidon se disputèrent un jour les terres de l'Attique.

Athéna avait été choisit par le peuple comme protectrice après avoir fait naître d'un rocher un olivier. En hommage à la déesse, les Athéniens construisirent un énorme sanctuaire de marbre, originellement peint entièrement de couleurs étincelantes dans une roche de 800 mètres de diamètre. L'Acropole, ou « Haute-Cité », s'élève à une hauteur de 70 mètres de la capitale grecque.

Délavées par le temps et punies par des siècles d'histoire, les constructions de l'Acropole continuent d'être admirées et reconnues jusqu'aux jours d'aujourd'hui comme l'un des plus grands faits de l'humanité.


La nuit.

_ Ca s'est rafraîchi, non?, fit-il à voix basse en détournant son regard de la loge pour observer l'Acropole. Les cheveux couleur graine de lin de Shun virevoltaient avec le vent dans le théâtre à ciel ouvert.

C'était l'été. Le soleil brillait comme s'il cherchait à monter de plus en plus haut au-dessus d'Athènes.

En cette époque de l'année, il commençait à faire nuit seulement après huit heures du soir, quand un ton bleu profond s'étalait lentement sur la ville. Des lumières dorés éclairaient l'Acropole, illuminant les colonnes du Parthénon, les bas-reliefs et chaque détail défiguré par le temps.

_ Seigneur Nicol, merci de m'accompagner.
_ De rien, fit Nicol, souriant. J'aime me rendre au théâtre.

Nicol était assit à côté de Shun sur une estrade. C'était un homme élégant et sympathique, malgré le fait que sa robe entièrement noire semblait peu confortable pour un été près de la Mer d'Egée. Avec des cheveux châtains et un regard tranquille, il avait toutes les qualités d'un vrai « intellectuel ».

_ Pour tout dire, je devais inviter Seiya... Mais il a dit qu'il allait mourir d'ennui.
_ Hé bien, je pense qu'amener un garçon comme lui à une pièce de théâtre antique serait risquer nos entrées que nous avons payé assez chèrement.

Shun sourit et son visage d'adolescent brilla à la lumière qui se réfléchissait sur la pierre. Bien qu'il était encore jeune, il n'avait plus l'air infantile de la majorité des garçons de son âge.

Les deux compères étaient assis au sommet de l'auditoire.

_ Que connais-tu de l'Odéon ? demanda Nicol.
_ Pas grand chose.

Construit en 161 av. JC, l'énorme théâtre pouvait contenir jusqu'à six mille spectateurs et possédait une acoustique impressionnante.

_ Encore maintenant, nous pouvons entendre le son d'une pièce de monnaie qui tomberait sur la scène, expliqua Nicol. Il est appelé comme l'Odéon d'Hérode Atticus, en hommage à l'homme politique romain qui donna les moyens nécessaires à sa construction. Il a été reconstruit après la Seconde Guerre Mondiale et aujourd'hui, il reçoit les artistes du monde entier.
_ Il semble que le goût des Grecs au théâtre soit resté le même depuis l'antiquité..., commenta Shun.
_ Nous allons au théâtre comme vous allez à un match de football.

Comme celle-ci d'aujourd'hui, les pièces classiques étaient présentées en général dans des théâtres à ciel ouvert, sans faire courir beaucoup de risque d'annulation en cas de mauvais temps ; en Grèce, près de trois cents jours dans l'année étaient ensoleillés.

_ Pourtant, elles ne peuvent commencer qu'une fois les lumières allumées, après le coucher du soleil, et à cause de cela elles finissent bien tard.
_ Cette pièce dure cinq heures...
_ La nuit va être longue! Fit Nicol en souriant. Tous les grecs, incluant les enfants, dorment très, très tard.

C'était l'interlude entre la première partie de la Trilogie d'Oreste, d'Eschyle. Nicol cherchait à savoir ce que Shun, un garçon japonais, pensait du théâtre classique grec.

_ Très intéressant, fit Shun.
_ Vraiment? Les ½uvres d'Eschyle sont grandioses, sans aucun doute, mais elles peuvent être aussi très fatigantes...

Eschyle vécu au 5ème siècle av. JC et fut l'un des 3 grands auteurs de tragédies. Ses pièces continuent d'être jouées non seulement sous la forme classique, mais aussi sous diverses interprétations contemporaines.

L'Oreste se déroulait un peu après la Guerre de Troie, celle d'Odysseus, d'Achille, d'Hector et Hellène. Le conflit avait commencé par une pomme d'or dédiée « à la plus belle », donnée par la déesse de la discorde Eris, et finissait en présentant la plus belle femme du monde, Hellène de Troie.

La première partie de la Trilogie s'appelait « Agamemnon ». Elle présentait le personnage du même titre, commandant en chef des grecs et roi de Mycènes, offrant sa fille Iphigénie en sacrifice. La reine Clytemnestre, indignée, préparait un plan pour assassiner Agamemnon, avec l'aide de son amant, Egisthe.

_ Seiya se serait déjà endormi rien qu'avec ces explications, fit Shun.
_ La prochaine fois, essais de l'amener à une comédie bien vulgaire. C'est le genre de pièces qui plait aux enfants de son âge. Nicol avait déjà beaucoup entendu parler de Seiya, et se rapportait au garçon avec une grimace innocente et joueuse.

Après l'interlude, commençait la seconde partie de la pièce : « Coeforas ».

Neuf ans étaient passés depuis la mort d'Agamemnon. Son fils Oreste, qui avait été envoyé secrètement dans un pays voisin, jurait devant l'Oracle de Delphes que la mort de son père serait vengée.

Le style de la présentation était fidèle au théâtre classique, avec des acteurs masqués et les mêmes effets de scène de l'antiquité.

Oreste revenait dans son pays incognito pour éliminer Egisthe, avec l'aide de sa s½ur Electre, et finissait par trouver le vrai assassin de son père : sa mère, Clytemnestre.

Clytemnestre suppliait de lui laisser la vie sauve. Oreste restait divisait pendant quelques moments, mais la mort de son père n'abandonnait pas sa conviction de le venger, conformément à ce que l'ordonnait l'Oracle.

_ J'ai donc mis au monde un serpent, disait désespérément Clytemnestre.
_ Tu as tué celui qui ne devait pas être tué. Par cela, tu devrais être condamnée à une souffrance pire que la mort. Oreste frappa Clytemnestre de son épée, en disant qu'elle n'était pas assassinée par son fils, mais par elle-même.

La reine Clytemnestre tomba morte, se vidant de son sang sur la scène. Un matricide. Tous les regards des spectateurs étaient sur l'Oreste masqué, qui soutenait encore son épée avec laquelle il avait tué sa mère. La nouvelle de son acte arriverait aux oreilles des trois Erinyes, déesses de la vengeance, qui le porteraient à la folie dans la troisième partie de la pièce.

Mais la représentation d'aujourd'hui avait quelque chose qui sonnait faux. Nicol se leva rapidement, perplexe.

Dans le théâtre classique grec, un meurtre ne pouvait jamais être montré ouvertement au public. C'était un tabou. La scène devait rester implicite dans la narration ou se dérouler en dehors de la scène. On pouvait entendre le cri de la victime, par exemple, mais il était formellement défendu de montrer la mort, les détails du crime. Nicol savait que briser cette règle dans une pièce classique serait quelque chose d'inconcevable pour une compagnie théâtrale grecque, surtout dans une représentation dans l'Odéon. Et les choses devenaient de plus en plus étranges.

_ Ils sont deux? Murmura Nicol, incrédule.

Sur la scène se trouvait deux Orestes, utilisant le même masque. Depuis quand l'autre était là? D'où venait-il?

L'acteur qui interprétait Oreste semblait jusqu'à présent pétrifié par le meurtre qu'il venait d'être témoin. Avant même qu'il n'eut poussé un cri, son double fit tourner l'épée dans sa direction et le décapita d'un coup précis.

Le théâtre était retourné. Ce n'était plus une pièce, la tragédie d'aujourd'hui était vraie. Le public émergea du choc causé par la représentation, en passant de l'illusion à la réalité en quelques secondes.

Le faux Oreste sauta de la scène vers les gradins en agitant l'épée tachée de sang. Shun sentait qu'une énergie meurtrière se dirigeait vers lui. De fait, l'homme masqué s'approchait rapidement de la loge.

L'épée libéra des étincelles devant les yeux de Shun, qui se défendit de ce coup mortel avec une chaîne apparue de nulle part. Personne ne comprenait comment un garçon mince comme lui pouvait réussir à contenir tout le poids et la force de l'agresseur.

_ Qui es-tu? Demandait le faux Oreste, ses bras musclés et puissants sortant du costume de scène.

L'odeur subtile qui arrivait au nez de Shun était celle d'un fauve affamé. Il étira un peu plus la chaîne fine, qui, contredisant toute logique et surprenant tout le monde, finit par réduire en poussière l'épée lourde de bronze.

L'assassin ne semblait pas être intimidé, et se mit à lutter avec ses propres mains. Shun était le seul à pouvoir suivre ses mouvements ultrarapides. Mais Shun perçut trop tard qu'il culbutait vers Nicol qu'il prenait et lançait avec une force surhumaine contre un mur de pierres. Même Shun ne savait pas où l'agresseur, en l'espace de quelques secondes plus tard, avait pu disparaître, au milieu de la confusion et du chaos généralisé dans l'amphithéâtre.

_ Où est-il parti?

Le garçon, alerte, gardait une position d'attaque tandis que ses chaînes protégeaient Nicol. Il n'y avait plus aucun signe de l'Oreste masqué, qui s'était déjà enfoncé dans l'obscurité de la nuit d'été d'Athènes.

Les volontés des Dieux, libérées par l'Univers au moment de sa naissance, s'entrechoquaient avec les constellations toutes l'après-midi, et se réfugiaient dans les Etoiles.

Les étoiles se réfugièrent d'abord dans Ouranos, le Ciel.
S'initièrent à la vie dans Pontos, l'Océan.
Au son et au rythme doux du Temps, le Monde se développait, et en lui toutes les personnes naissaient, mourraient et avaient leur destin déterminé par les étoiles.

Et son flux suivait les étoiles par la vie, et la vie, par le flux des étoiles.

Avant que les hommes ne s'en rendent compte, celles-ci avaient surgi, celles qui apportaient dans leurs corps les Volontés des Dieux. Ils étaient des réceptacles de leurs Âmes Immortelles, de leurs Prophètes, ou d'eux-mêmes en acquérant une existence terrestre.

Quand ces incarnations des Dieux surgissaient, elles essayaient de guider le « Monde » conformément à leurs volontés, en faisant front et en luttant entre elles. Apparurent alors des guerriers pour protéger les Dieux, aussi choisis par les constellations.

Athéna en était une, et ses Guerriers Sacrés aussi.

Le combat mortel entre les Dieux pour la suprématie du Monde s'était étendu sur des espaces temporels inconcevables pour l'esprit humain.

Sur les champs de bataille, Athéna était toujours entourée de jeunes guerriers qui venaient de tous les coins de la Terre pour la protéger. Ils étaient jeunes et dotés d'un C½ur et d'une Force. Leurs poings pourfendaient le ciel, leurs pieds entrouvraient le sol. Ces Guerriers de l'Espoir surgissaient chaque fois que le malheur menaçait le monde.

Mais leur existence fut perdue dans le Temps et ignorée même par la Mythologie Grecque. Ces jeunes hommes légendaires et oubliés... les Guerriers Sacrés d'Athéna.
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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 04:28

Tome 1 : Chapitre de Mei - Athena's Saints - Chapitre 1

ATHENA'S SAINTS

Chapitre 1

La « Mythologie » est propre à chaque culture depuis l'émergence de l'humanité. Elle est par définition, quelque chose de si vaste qu'un poète pourrait en faire des éloges dans chacun de ses poèmes, et qu'il serait impossible de réunir tous les récits sur elle dans un seul et même livre. Etant en évolution constante, différentes versions d'un même mythe coexistent et peuvent être contradictoires, et n'importe quel effort dans discuter ou dans sortir différentes versions devient alors un passe-temps amusant.

Dans l'Antiquité, les Grecs étaient nommés « Hellènes », ou « Peuple d'Hellène » se référant à leur terre natale. Jusqu'à aujourd'hui, la Grèce se voyait portait le nom de « République Hellénique » chaque fois que sa délégation d'athlètes était à la tête du défilé d'ouvertures des Jeux Olympiques.

Le nom que nous utilisons aujourd'hui trouve son origine dans le latin. Réellement, le mot « Grecia » existait dans la langue espagnole, et fut traduit par la suite en différentes formes dans d'autres langues comme « Greece », en anglais. Cette confusion est plus commune que l'on peut s'imaginer. Par exemple, les japonais préfèrent utiliser le terme Nipon ou Nihon, et non Japon (ses variations, dépendant de la langue), comme le pays est appelé par le reste de la planète.

La Mythologie raconte comment le monde que nous connaissons a commencé quand Zeus provoqua un déluge pour détruire l'humanité. Il était le plus puissant des dieux grecs, et considérait l'espèce humaine comme cruelle et médiocre.

Un couple réussit à échapper à cette catastrophe : Deucalion, fils du sage titan Prométhée – celui qui donna le feu aux hommes, ce qui était jusqu'alors un don donné par des êtres immortels – et Pyrrha, fille de Pandore – la première femme, qui recevait d'innombrable dieux. Le premier-né de ces survivants reçu le nom d'Hellène, et devint le père légendaire du peuple grec.


Le Sanctuaire.

Le domaine de la déesse Athéna n'est pas très loin d'Athènes, la plus grande ville de la Grèce, mais il n'apparaît sur aucune carte connue des hommes. C'est une montagne sacrée, complètement isolée du reste de l'univers, séparée de notre monde par des étoiles et une masse nuageuse.

Même des satellites d'espionnage précis et très avancés ne seraient capables de trouver ce lieu, entièrement caché par la Volonté Supérieure des Dieux et protégé par des barrières divines qui repoussent n'importe quel type d'interférence qui viendrait de l'extérieur.

C'est le Sanctuaire, dont l'existence est au-delà de la logique et de la compréhension humaine. Le chercher reviendrait à chercher Dieu lui-même, et douter de son existence reviendrait à renier aussi le Créateur.


Début de soirée.

_ Pourquoi les étoiles semblent si agitées?, murmura Yulij, ses cheveux argentés se balançant.

Sa question restait sans réponse : elle était seule dans l'observatoire astronomique, un espace circulaire en plein air situé au sommet de la montagne. Le ciel nocturne s'éveillait à l'observatoire, remplit d'étoiles, comme si la pollution urbaine d'Athènes n'existait pas. A l'étage inférieur se trouvait une mosaïque très délicate d'une carte duodécimale qui indiquait les quatre points cardinaux.

Bélier, Taureau, Gémeaux, Cancer...

_ C'est comme si les étoiles tombaient de la Voie Lactée...

Yulij se trouvait dans l'observatoire. Ses vêtements rappelés ceux utilisés par les anciens grecs : une robe blanche sur laquelle reposait une tunique écarlate, fixée par une broche à la hauteur de l'épaule droite. Son visage était dissimulé par un masque, mais très différent de celui que nous pouvions voir dans des fêtes ou au théâtre. C'était un masque de silence, sans expression, utilisé uniquement pour cacher toute expression de sentiment humain.

_ ... à nouveau! Une autre étoile « tombe » vers l'ouest.

Tous les êtres humains naissaient, mourraient et se réincarnaient conformément aux desseins des étoiles. Les observer permettait de mieux percevoir notre monde. A aucun moment Yulij ne déviait son regard du ciel.

_ Le seigneur Nicol aimerait être ici, mais il est allé au théâtre avec ce si beau garçon...

Dans le haut du firmament se trouvait le triangle de points brillants formé par Deneb, Vega et Altair, les étoiles respectives des constellations du Cygne, de la Lyre et de l'Aigle. Un espace sombre, juste en dessous de la constellation de la Vierge, était caché par l'horizon. C'est dans ce morceau de ciel vide que Yulij voyait des étoiles tomber en quantité, en formant une pluie de flammes.

_ Il faut que j'en avertisse Athéna, vu que c'est à moi qu'incombe cette mission. Yulij appela la déesse en prononçant son nom à haute voix.

Athéna existait en chair et en os, ainsi que ses saints. Elle était la déesse protectrice de l'Amour et de la Paix sur Terre, et était présente dans cette région sacrée.

Dans un sursaut, Yulij sentie l'arrivée d'une présence malsaine. Un frisson parcourut son échine, une sensation aussi réelle qu'un couperet contre sa nuque.
Un ennemi : et il se trouvait derrière elle.

_ Tu es une femme Saint, fit l'envahisseur.
_ Oui. Je suis Yulij du Sextant. Paralysée, elle n'avait aucune autre alternative que parler à l'étranger qui se trouvait derrière elle. Es-tu conscient que tu viens d'envahir le Sanctuaire d'Athéna?

L'intrus ne répondit pas. Yulij se sentait encore plus menacée, sachant qu'elle posait une question idiote. Personne ne pénétrait le domaine sacré « par hasard ». Il était impossible d'en dépasser ses limites « sans le vouloir réellement ».

_ Qui t'envois...?
_ Toute femme doit porter un masque pour être Saint, abandonnant complètement leur féminité. C'est la règle...

Yulij était de plus en plus confuse. Un bruit sourd se fit entendre et son masque tomba au milieu de la pièce.

_ ... Alors voici ton visage.

Elle leva les mains pour couvrir son visage, dans un mouvement instinctif. Son adversaire en profita pour lui porter un coup au niveau de l'abdomen qui n'était plus protégé, ce qui eu pour effet de l'envoyer à l'étage avec une telle force que Yulij en perdit tous ses sens.

L'envahisseur regarda la mosaïque de l'étage inférieur avec dédain, en lâchant un rire de moquerie.

Yaaa! Le cri produisit une onde d'énergie qui rappelait l'impact d'une météorite, et détruisit l'étage inférieur de l'observatoire : la carte zodiacale disparaissant dans un nuage de poussière.
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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 04:32

Tome 1 : Chapitre de Mei - Athena's Saints - Chapitre 2

Chapitre 2

Un homme est réveillé brutalement de son sommeil par un coup de pied qui l'envoie en bas d'un escalier :

_ Lèves-toi!
_ Aïe, ça fait mal! Je dormais si bien... - il marqua une pause. Son ton dans la voix changea complètement quand il aperçu celui qui l'avait réveillé. – Aïe, aïe, aïe...!
_ Combien de fois va-t-il falloir que je vous réveille? C'est du joli! – le garçon japonais au corps mince parlait sans formalité.
_ Bon... Bonne soirée, seigneur Seiya. – répondit l'homme dans l'escalier, secouant ses deux collègues, qui dormaient eux aussi. Les trois étaient vêtus d'armures de cuir, l'uniforme des soldats qui assuraient la protection du Sanctuaire d'Athéna.

Si il était au collège, Seiya serait dans une classe spécialisé dans le sport. Son apparence mince et ses 1,70m n'éveillaient en rien ses qualités dignes des meilleurs lutteurs. Ses cheveux formaient des ondes qui donnaient l'impression de dynamisme intense et son regard pénétrant portait cette énergie typique des adolescents. Avec ses vêtements et protections en cuir, il semblait prêt pour une soirée costumée.

_ Messieurs! Vous êtes la garde de nuit, vous devez surveiller le Sanctuaire et non dormir.
_ Ou... oui, seigneur. Nous le savons.
_ Alors pourquoi dormiez-vous?, continua le jeune homme. Vous êtes vraiment désespérant! Ce n'est pas parce que nous sommes en paix que cela veut dire qu'un ennemi ne viendrait plus nous attaquer!

Seiya parlait avec autorité, comme un sergent commandant ses hommes.

_ C'est pour cela que vous devez rester éveillé., compléta-t-il en s'écartant du groupe et les laissant derrière lui continuant sa route. C'est vrai que cette nuit est parfaite pour piquer un somme.

Seiya était aussi de garde, mais préférait être seul pour surveiller. C'était par pur hasard qu'il se retrouvait entrain de patrouiller de nuit avec cette chaleur. Peut-être aurait-il mieux fait d'accepter l'invitation de Shun, certains qu'il se serait amusé dans les rues d'Athènes. « Mais regarder une si vieille pièce de théâtre? Quelle grâce Shun voyait-il en cela? »

Oubliant les soldats, Seiya s'octroya un bâillement. Dans le ciel, une immensité d'étoiles brillaient.

Les Douze Temples de la voûte céleste composaient un chemin dressé autour de la montagne rocheuse. Les Temples Zodiacaux étaient appelés : Aries, Taurus, Gemini, Cancer, Leo, Virgo, Libra, Scorpio, Sagittarius, Capricorn, Aquarius et Pisces. Ce chemin tortueux amenait à la Salle du Pope et au Temple d'Athéna, le plus sacré de tous.

L'Odéon était au pied de la montagne, à côté d'autres constructions communes, comme des maisons et la tour de l'horloge. Comme à Delphes, fameuse pour son oracle, la ville paraissait s'enrouler autour du monument sacré. Plusieurs styles architecturaux vivaient ensemble, certains de périodes séparées par des millénaires. Les ruines de constructions antiques étaient le témoignage de vie dans cette région au cours des siècles. C'était le Siège des Saints qui défendaient la Terre.

Depuis les plus vieux mythes et fables, Athéna était toujours sortie vainqueur des combats contre les dieux en colère. Tous les récits montraient que la déesse guerrière n'avait jamais manqué une bataille pour préserver la paix. Et jamais le Sanctuaire ne tomba face aux forces maléfiques.

Seiya interrompit brusquement sa longue promenade de surveillance.
« Quelle est cette sensation? » Un pressentiment désagréable. Le jeune homme tourna son regard dans la direction de l'observatoire céleste, au sommet de la montagne.

_ Aaaaahhhhh!

Les cris prirent par surprise Seiya.

_ Mais que..., alarmé, il monta les escaliers rapidement. Une odeur pénétrante et intense de sang fit qu'il dût contenir sa respiration un instant. L'odeur était si forte qu'il semblait qu'elle venait de sa propre bouche.
_ Encore un rat, fit une voix venant de l'obscurité. Les corps des victimes responsables des cris horripilants furent lancés dans la direction de Seiya.
_ Ces types sont les...

Le premier avait tous les os en morceaux, apparemment broyer par une force dévastatrice. Le deuxième était tout perforé, chaque centimètre de son corps traversé d'aiguilles. Le troisième était un cadavre défiguré, avec la peau arrachée comme la peau d'un fruit.

C'étaient les trois gardes qui n'arrêtaient pas de dormir. Morts. Soldats d'Athéna, battus dans leur sanctuaire!

_ Qui est là!, cria Seiya en direction des ennemis, jusqu'à présent cachés dans l'obscurité. Seulement alors, il réussit à distinguer deux des envahisseurs qui osaient tâcher de sang la région sacrée.
_ Agrios, la Force Brute – se présenta d'une grosse voix le géant de deux mètres et demi, si grand qu'il arrivait à couvrir les étoiles.
_ Thoas, l'Eclair Rapide – dit l'autre, aussi imposant, mais moins que le premier.
_ Hihi! Je suis Pallas, l'Esprit Stupide – la troisième voix était noyée, et plus terrorisante que les autres. Seiya était paralysé devant la dernière créature après qu'elle se soit montré à la lumière des étoiles. Il s'agissait d'un démon.

Pallas avait des bras anormalement longs et un dos courbé comme ceux des bossus des fables européennes. Le torse tordu était si courbé en avant que son visage minuscule et squelettique arrivait à hauteur de la ceinture de Seiya, la créature étant obligée de dirigeait son regard bas vers le haut. Le monstre semblait exercer une attraction terrible, peut-être dû à l'attirance des êtres humains pour tout ce qui est étrange. La même fascination qui les attirait à la Chimère.

_ Cette armure?, balbutia Seiya.
_ Ce sont les Adamas! Hihi! L'habit de Gaia qui protège les Gigas!, répondit Pallas, en ouvrant amoureusement ses longs bras comme ceux d'une araignée.

C'était un habit de diamant, qui pouvait aussi s'appeler « habit de cristal ». Un vêtement composé de polygones en cristal possédant un éclat hypnotisant. Seiya observa que les deux autres envahisseurs en étaient aussi vêtus.

_ Les Gigas?, demanda le jeune homme, perplexe. Que sont les Gigas?

L'ignorance de Seiya des Gigas provoqua une réaction furieuse d'Agrios.

_ Athéna! Et les saints! Comment osent-ils oublier le nom des Gigas?!
_ Calmes-toi, Agrios.
_ Mais, Thoas...!
_ Cela me paraît inévitable, continua le second géant. Nous, les Gigas, avons été emprisonnés par Athéna dans la Gigantomachie des temps antiques. Pour savoir combien de temps le monde a parcouru depuis que nous errions dans le vide entre Gaia et le Tartare, il suffit de regarder le ciel. L'Etoile Polaire a changé d'endroit depuis notre départ. De nombreux astres ont déjà éteint leur flamme et ont été perdus dans le firmament...
_ Hihi! Cesses ta poésie, Thoas, interrompit Pallas, en même temps qu'il pointait ses griffes aiguisées en direction de Seiya.

Les doigts du monstre étaient absurdement longs, beaucoup plus grands que ceux d'une personne, et chaque mouvement produisait un léger son métallique engendré par le frottement des uns avec les autres. L'habit de diamant brillait d'un horrible ton rouge foncé, de manière que la main de la créature pouvait s'assimiler à une araignée vénéneuse.

_ Tu as utilisé ces griffes contre eux!, protesta le garçon.
_ Tu sais, la peau de gamin est facile à déchirer!, répondit la créature en lâchant un cri maniaque. Hihi! PUPPET CLAW!

Seiya échappa de justesse à la première charge de Pallas, qui arriva à griffer son nez et à couper quelques mèches de ses cheveux. Sans la moindre chance de se récupérer, le garçon fut immédiatement intercepté par Agrios, qui se lança contre lui comme un fauve gigantesque, et l'envoya dans les airs.

_ Ahhhhhhhhh! Le corps de Seiya tomba violemment sur le sol. Quelle force incroyable, cet Agrios! Et dire qu'il m'a à peine frôlé...
_ Je vois que tu as bien supporté l'attaque! Tu sembles être un peu moins faible que ces gardes.
_ Tu peux te taire, géant, répondit Seiya, alors qu'il se relevait avec mépris. Ne me compare pas à ses soldats.
_ Petit imbécile!
_ Seiya! La discussion est interrompue par une nouvelle voix surgissant de la nuit.
_ Kiki? C'est toi ?

Un garçon aux cheveux courts et hérissés regardait les envahisseurs avec une expression malicieuse. Il devait avoir environ cinq ans de moins que Seiya. Ses sourcils étaient rasés, peut-être à cause d'un principe religieux, et sa façon d'être était à la fois curieuse et étrange.

_ Je suis venu parce que j'ai senti des présences suspectes... Qui sont ces types? Son visage semblait combiner les origines de divers peuples, pouvant être considéré comme un oriental, mais aussi comme un occidental. En japonais, le nom Kiki voulait dire « démon honnête ».

Incroyablement, le garçon se tenait dans les airs sans aucun appui, alors que rien n'avait surgi du ciel.

_ Télé-transporté? Hihi! Ce nabot est-il paranormal?
_ Je ne te dirai rien. Seiya, j'utilise ma télékinésie!, cria Kiki, avant que son ami de puisse dire quelque chose.

En un instant, une boîte rompit l'espace, en surgissant dans une sphère de lumière au-dessus de Seiya. La clarté était telle que les Gigas durent se couvrir les yeux, aveuglés. C'était une boîte en bronze, décorée d'un cheval ailé sur un des côtés. Son couvercle s'entrouvrit et l'éclat devint encore plus intense.

Les envahisseurs observaient, stupéfaits, l'apparition dans le ciel d'une statue en forme de cheval ailé, couverte de flammes bleues et blanches. Un vrai legs de l'ère des mythes... la preuve de l'existence des Saints.

_ Pégase!

La statue se mit à vivre et hennit en entendant l'appel de Seiya, pour tout de suite se diviser en plusieurs parties qui se ralliaient au corps du jeune homme.

Tête. Epaules. Torse. Bras. Ceinture. Jambes.

_ Haaaa! Le corps du gigantesque Agrios fut projeté contre une montagne, dans un impact si puissant qu'il creusa la roche. Il appuya son abdomen fortement entre ses bras, en essayant d'empêcher que le contenu de son estomac ne ressorte.
_ C'est impossible! Un coup invisible?
_ Ne te l'ai-je pas dit, géant?

Le meilleur pratiquant de lutte ou d'art martial, comme le Karaté, la Boxe ou le Muy Thaï, n'était capable de battre en une seule attaque un adversaire qui avait le triple de son poids.

Mais Seiya était différent : il combattait pour Athéna. Quand son poing avait coupé l'air, en passant près de la tête d'Agrios, le mouvement avait envoyé une onde de choc – comme au moment où l'on franchissait le mur du son.

Ce coup prouvait qu'il était un guerrier choisi par les constellations qui couvraient la voûte céleste.

_ Ah, alors c'est ça? C'est ça, gamin? Agrios se leva furieux, en expulsant violemment l'air de ses poumons. Malgré l'attaque il était entier. En vérité, ses muscles s'étaient tendus et son corps, plus grand que jamais.
_ Tu es un Saint.
_ Seiya! Mon nom est Seiya, de la Constellation de Pégase.

C'était un jeune homme au pouvoir légendaire. Sa force venait en partie de la statue de Pégase, qui était sortie de la caisse et s'était divisée en morceaux pour former une armure impénétrable.

Les ailes du cheval se pliaient magistralement comme un éventail, en se glissant dans son dos. Sa tête prenait la forme d'un serre-tête et son corps se transformait en bouclier pectoral. Ce qui était le cou de l'animal couvrait maintenant le bras droit de Seiya, tandis que la queue se ralliait au bras gauche et la poitrine était une ceinture. Les pattes avants et arrières protégeaient les jambes du jeune homme des orteils jusqu'aux cuisses. Un nuage de poussière d'étoiles brillait dans l'air autour de lui.

La Cloth céleste de Seiya était mise. Les Cloths n'étaient données qu'aux saints choisis par Athéna.

_ C'est bon que vous le sachiez, cria le garçon. Je suis TRES énervé!

La Cloth blanche et bleutée de Pégase provoqua en Seiya une explosion d'énergie.

_ PEGASUS RYÛSEI KEN!
_ Comment?! Les poings se multiplient? S'interrogeait le monstre tandis que des rayons de lumières fusaient de tous côtés.

Tout à coup, un bruit sourd interrompit le coup supersonique du poing de Seiya. Le mouvement avait été stoppé par l'adamas de Thoas, l'éclair rapide, qui se limitait jusqu'alors à observer le combat.

_ Reprends tes esprits, Agrios., fit le deuxième géant, en se plaçant devant Seiya. Ne vois-tu pas comment cette attaque est faible! De multiples poings ni changeront rien! Il m'a semblé que chacun des coups rampait comme un escargot.
_ Comment ce type peut être si rapide...? Seiya était surpris et confus. Thoas avait été capable de repousser chacun des coups et d'attraper son poing.
_ Il est vrai qu'il ne faut pas sous-estimer le pouvoir d'un Saint dans sa Cloth sacrée., continuait Thoas, en serrant de plus en plus fort le poing du garçon. Je vais te montrer quelque chose, gamin!
_ Hihi! Regardes bien..., enchérit Pallas. Pensais-tu qu'un Saint avait une chance contre nous trois?
_ Démons! Seiya était coincé.

Les trois Gigas commençaient à exercer une pression invisible qui fit que Kiki perdit sa concentration et tomba par terre.

_ Aïe! Quelle est cette force?! Avant qu'il ne se relève, le garçon observa, perplexe, l'arrivée d'un nouvel envahisseur, qui apparu en portant sur ses épaules Yulij du Sextant, inconsciente.
_ Yulij?! Il reconnu la jeune fille grâce à ses cheveux argentés et à la tunique écarlate des gens importants du Sanctuaire, mais elle ne réagit pas à l'appel de son nom.

Seiya n'avait pas détecté la présence d'un quatrième ennemi. C'était difficile à croire. Seulement cet ennemi parvenait à s'approcher d'un Saint sans être perçu.

Le nouvel envahisseur disparu rapidement et silencieusement, emportant Yulij avec lui.

_ Disparu! Comment? Seiya ne savait que penser.
_ Bien. Agrios, Pallas, notre divertissement prend fin ici, fit Thoas à ses compagnons. Avez-vous oublié notre but initial?
_ C'est vrai!
_ Hihihi... Tu as raison.

Les géants abandonnèrent le combat à la grande surprise de Seiya.

_ Gamin... nous nous reverrons...
_ Hihihi! Tu as pu y échapper cette fois, nous t'offrons un peu de temps.

Agrios et Pallas retournèrent dans l'obscurité et disparurent dans la nuit.

Thoas resta encore quelques secondes.

_ Seiya de Pégase. Nous te laissons la vie sauve pour que tu portes notre nom à Athéna, fit-il. Dis-lui de venir en Sicile si elle veut récupérer la jeune fille. Nous, les Gigas, serons là-bas. Nous, la descendance des Dieux Antiques, nés de Gaia, emprisonnés dans les profondeurs du vide fantomatique.

A ces mots, l'image du dernier envahisseur pénétra dans l'obscurité pour s'y enfoncer complètement et disparaître.

_ Mais quels démons! Que voulez...?, la voix de Seiya se perdit en vain. Il n'y avait plus aucune présence des ennemis.

Le garçon semblait s'éveiller d'un cauchemar. S'il n'y avait pas les cadavres des soldats et l'odeur hostile laissée par les créatures, il aurait juré que rien de cela n'était arrivé.

_ Les Gigas... des profondeurs du vide fantomatique...?
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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 04:35

Tome 1 : Chapitre de Mei - Athena's Saints - Chapitre 3

Chapitre 3

La salle du Pope se situait près de l'entrée du Temple d'Athéna, au-delà des Douze Temples Zodiacaux. Le Pope était le chef suprême des Saints, le représentant le plus important d'Athéna.

_ Yulij a-t-elle été séquestrée ? Shun était revenu au Sanctuaire après la confusion au théâtre de l'Acropole, en se présentant directement avec sa Cloth d'Andromède. La Cloth avait un éclat rosé qui rappelait plus une robe de jeune femme qu'une armure de guerrier.
_ Merde ! J'étais là-bas et je n'ai rien pu faire ! Seiya fermait ses poings, gêné d'avoir permis la fuite des ennemis. Il portait lui aussi sa Cloth céleste. Le fait que les Saints utilisaient ces habits signifiait que c'était une réunion de guerre. Vous n'êtes pas blessé, Seigneur Nicol ?
_ Je vais bien. L'attaque m'a juste prise par surprise.

Comme Shun et Seiya, Nicol était un Saint d'Athéna.

La salle du Pope était encerclée de colonnes doriques et ornée de rideaux. Au centre de l'enceinte se trouvait un haut relief couvert par un voile, où le siège du Pope se dressait. Mais personne n'y était assis.

La charge de Pope était vacante. Nicol, chef des officiers, était celui qui avait le soin de s'occuper de l'administration du Sanctuaire.

Vous, lecteurs, sauriez-vous deviner le nombre de constellations existant dans le ciel ? Selon les astronomes, il en existe 88.

Mais ce n'est pas un facteur absolu, scientifiquement parlant, de même qu'il n'existe pas d'opinion prédominante sur la description de chaque constellation. Pour dire vrai, le nombre « 88 » a été une généralisation adoptée par l'Union Astronomique Internationale dans son Assemblée Générale de 1930, et il est basé sur le modèle de l'astronome classique Ptolémée. Ce compte officiel apporte qu'il est déjà connu par les civilisations antiques, tout en augmentant les découvertes récentes des constellations méridionales.

D'une quelconque manière, aucune de ces données n'a permis de connaître l'histoire des Cloths, une tradition qui remonte à l'Ere des Dieux.

Une personne se retrouve Saint après avoir été choisie comme représentante d'une constellation spécifique. Depuis toujours, ces guerriers font face à des batailles mortelles pour protéger notre monde du Mal. Quand leur propre force n'est pas suffisante, ils recourent à la Grâce Divine, à travers ces Cloths sacrés – chaque Saint posséde sa propre constellation, qu'elle soit Boréale, Australe ou Zodiacale (théoriquement 24, 48 et 12 de chaque type, respectivement).

Il existe trois grades entre les Saints : Gold, Silver et Bronze.

Les Gold Saints sont au-dessus de tous les autres et leurs constellations sont représentées par les Douze Temples Zodiacaux – comme le Bélier, le Taureau et les Gémeaux. Les Silver Saints sont ensuite les plus proches dans l'ordre hiérarchique, suivis des Bronze Saints. Les soldats clôturent.

Le Pope commande tous les niveaux – c'est pourquoi un Gold Saint est en général choisi par son prédécesseur pour en assumer la charge; les officiers demeurant Silver ou Bronze Saints. Ses responsabilités incluent la lecture des étoiles, la surveillance de toute présence malsaine sur Terre, l'écrit de l'histoire, et la transmission du legs des secrets mystiques du Sanctuaire aux générations futures.

Certains croient qu'il existe 24 Bronze Saints et 48 Silver Saints, mais, en mettant de côté les douze Gold Saints, personne ne sait exactement combien sont les guerriers de chaque rang. Apparemment, même le Pope ne connaît pas le nombre total de Cloths sacrées existantes.

L'histoire du Sanctuaire, dont les données sont relativement nouvelles, n'offrent pas non plus de réponse exacte. Selon un récit récent, le nombre maximal de Guerriers Sacrés serait de 78. Dans un autre récit, ce nombre varie à 88. Celui des astronomes se base d'une façon indirecte sur cette annotation pour établir le compte « officiel » de constellations, mais aucune preuve n'existe.
En plus de cela, ces théories se contredisent : par exemple, il existe un Saint du Cerbère, pourtant cette constellation n'est pas présente dans la liste « officielle » des astronomes. Le seul point commun entre toutes ces versions est la croyance qu'à aucun moment tous les habits aient été utilisés simultanément.

Nous ne pouvons pas non plus négliger que l'univers n'est pas quelque chose de statique. La carte céleste étant dans une transformation constante : beaucoup d'étoiles prennent feu et deviennent des Novas, et même l'Etoile Polaire reste immobile pendant des millions d'années.

Toutes les personnes naissent et meurent sous le destin des étoiles. Le firmament et le monde dans lequel nous vivons se réfléchissent l'un dans l'autre. Si le monde change, ils changent les étoiles et leur dessin dans le ciel, ou bien, changent les constellations qui déterminent les habits sacrés. En prenant compte cela, la propre nature du destin des Saints est mouvante, et les Guerriers Sacrés savent cela.

Malgré tout cela, le nombre « 88 » est devenu la réponse à la quantité de constellations et des Saints existants. Mais, au jour d'aujourd'hui, la période dans laquelle notre histoire arrive, il n'existe même pas la moitié de ces guerriers.

_ D'après ce que Seiya raconte, il peut y avoir une relation entre la personne qui m'a attaqué au théâtre et les envahisseurs qui ont séquestré Yulij, fit Nicol, qui sentait encore une douleur, et comprimait les muscles de son visage.
_ Pourtant vous êtes un Silver Saint, comment ce désavantage a-t-il pu perdurer ?
_ Seiya, je ne sais pas quoi répondre à cela, Nicol était encore confus et honteux. Je le ressens énormément... pour Yulij aussi.

Yulij était une Bronze Saint, pouvant être comparée au niveau de Shun. Comme l'avait démontré le coup que Seiya avait porté à Agrios. L'essence divine des techniques de combat des Guerriers Sacrés n'avait aucune relation avec une forte capacité musculaire.

_ Qu'est-ce qui se passe ? Quel était le but de ces ennemis ?
_ Au moins, rien est arrivé à notre déesse Athéna. Heureusement.
_ Comment pouvez-vous prononcer le mot « heureusement » dans un moment comme celui-ci, Nicol ? Une voix douce inondait la salle avec une charge d'affection et de bonté.

Les rideaux s'étaient ouverts, révélant la silhouette d'un jeune fille. Elle était la déesse de la guerre et de la sagesse. La vierge éternelle.

Zeus, dieu des cieux ; Poséidon, seigneur des mers ; Hadès, maître des enfers. Athéna, protectrice de la terre, avec un pouvoir comparable aux trois entités suprêmes.

_ Athéna. Nicol se mit à genou dans une révérence qu'il était habitué à faire.
_ On ne peut pas parler de quelque chose d' « heureux » quand l'un de mes Saints est en danger. Continua Athéna, en nourrissant une attitude hautaine.

Le visage féminin de la déesse était d'une beauté sans pareil. Elle paraissait avoir le même age que Seiya et Shun, avec de longs cheveux arrivant jusqu'à la ceinture et une robe blanche. Elle n'était pas tout à fait différente d'une jeune fille normale, même en considérant sa beauté extraordinaire.

_ Ces mots étaient inopinés. Pardonnez-moi, Athéna – s'excusa Nicol, en se courbant encore plus.
_ Ne t'accuses pas. S'il te plaît, lèves la tête.

La déesse transmettait son autorité dans sa manière d'étendre sa main vers Nicol, un homme apparemment beaucoup plus vieux qu'elle (ce qui ne pourrait pas être plus proche de la réalité, comme nous savons).

_ Les Gigas...
_ Oui, je le sais déjà. Sa voix enveloppante transmettait aussi une caractéristique divine, manifestant sa volonté de déesse à chaque mot prononcé. Après tout, la jeune fille était Athéna, l'incarnation de cette divinité à cette époque.
_ Qui sont ces Gigas ?
_ Ce sont les géants des mythes grecs, répondit Nicol à Seiya.
_ Ah... Les Mythes...
_ Un jour il faudra que tu viennes avec moi à la bibliothèque pour apprendre l'histoire de la création du ciel et de la terre.
_ Aaaah... je crois pas que je pourrai, répondit Seiya, en grimaçant.
_ Les Gigas sont la propre origine étymologique du mot « géant », expliqua Nicole avec sa patience inégalable.
_ Des géants comme ceux des contes pour enfants ? Eh ben, les types qui sont venus ici sont grands, mais dire qu'ils sont des géants c'est un peu exagérer.
_ Permets-moi de te raconter l'histoire des Gigas, continua Nicol, comme s'il était un professeur. Cela commence dans l'Ere antique des Dieux, un temps après l'apparition des Saints et de leur première lutte, la bataille de Poséidon, liée aux terres de l'Attique.

Dans la salle, seule la voix de Nicol était audible, les autres écoutant avec attention.

_ C'est à cette époque que les Gigas déclarèrent la guerre aux Saints, dans le but de dominer le monde. Ces dieux anciens mauvais étaient différents des entités olympiques comme Poséidon et Hadès. Ils aimaient à s'appeler les « Enfants de la Grande-Terre » et se protégeaient avec des armures d'Adamas, un matériau encore plus résistant que l'Orichalque. Notre victoire a été conquise à un haut prix, et grâce à la présence d'Athéna sur les champs de bataille. Presque aucun Saint n'a survécu.
_ Je n'arrive pas à imaginer une guerre aussi difficile.
_ Même vainqueur, Athéna n'a pas pu détruire ces dieux immortels. Elle n'a pas eu d'autre choix que de les exiler dans les profondeurs au-delà du Tartare, pour que leur volonté maléfique n'envahisse jamais Gaia à nouveau. C'est l'histoire de la Gigantomachie.
_ La Gigantomachie ?
_ C'est le nom que l'on donne à cette guerre contre les Gigas dans la mythologie, répondit Nicol, solennellement. Selon l'historien Apollodore, durant la Gigantomachie, Athéna lança sur les Gigas le Mont Etna, qui se tient en Sicile, pour les emprisonner.
_ Tu as bien dit Sicile ?, demanda Seiya. Athéna... les envahisseurs du Sanctuaire, ces Gigas dont on parle, ils ont dit qu'ils emmenaient Yulij en Sicile.
_ Mais je ne comprend pas, la voix de la déesse était chargée de douleur pour Yulij. Pourquoi ne m'ont-ils pas attaqué directement ?
_ Nous sommes tous préoccupés de la sûreté de Yulij, mais, avant tout, il nous faut découvrir pourquoi les Gigas sont de retour, alors qu'ils avaient été emprisonnés depuis des temps immémoriaux.
_ Je pars pour la Sicile, fit Athéna dans un ton subitement confiant.
_ Vous voulez y aller en personne ?! Une déesse ?! Nous ne le permettrons jamais.
_ Nicol..., la voix de la jeune fille débordait de compassion. Je suis heureuse que tu te préoccupes de moi, mais je ne peux pas abandonner mes Saints. Quel type de mère abandonnerait ses enfants ?
L'image de la jeune fille s'adressant aux Guerriers Sacrés comme ses enfants était très poétique, et démontrait sa détermination inégalable pour les protéger. Une déesse disposée à lutter pour ceux qu'elle aime.

_ Je la suivrai... !, interrompit Seiya bruyamment, brisant le moment solennel. Je ne connais pas trop ces Gigas, mais je ne vais pas rester assis ici en sachant exactement où ces types sont. Je vais là-bas !
_ Moi aussi, enchaîna Shun.

Craignant pour la sûreté d'Athéna, Nicol décidait de prendre le contrôle de la situation, en usant de son autorité temporaire de Pope.

_ Vous y allez tous les deux. La mission est officiellement acceptée avec vigueur par Seiya et Shun. Le premier objectif sera d'enquêter sur les forces ennemies, ajouta Nicol. Seulement alors, nous soumettrons la décision au jugement d'Athéna.
_ Mais...
_ Tout est déjà décidé et accepté, mademoiselle, compléta-t-il, ignorant la tentative de protestation de la déesse.
_ Je suis de retour !!!!!! Une voix stridente provenait de dehors. Kiki se joignit aux autres dans la Salle du Pope.
_ Bon travail, Kiki.
_ Allez, seigneur Nicol, vous aimez abuser des gens, hein ?, sortit le garçon d'un ton infantile et animé. Bien que la Sicile se situe à 800 kilomètres d'ici, il m'a fallu quand même traverser deux fois la Mer Ionienne et la Péninsule Italienne !
_ Et tu as réussi à revenir de Sicile, Kiki ?
_ Ca paraît clair !, Kiki fit un clin d'½il à Seiya.
_ Tu sembles bien te porter, dit Nicol en souriant. Tu as beaucoup d'énergie...

La téléportation provoquait une énorme fatigue spirituelle, spécialement en faisant un aller-retour sans repos comme cela.

_ J'ai demandé à Kiki de trouver un guide de là-bas, expliqua Nicole.
_ Et je vais vous dire une chose, la téléportation me fatigue deux fois plus ! Kiki ne cessait de haleter, s'asseyant par terre. Non, ça fatigue quatre fois plus !
_ Un guide ? Seiya était encore confus.
_ Vous aller avoir besoin de quelqu'un pour vous montrer le chemin. La réponse avait été donnée par une nouvelle voix. La Sicile est la plus grande île de la Méditerranée. Tu ne voudrais pas t'y perdre, hein, Seiya ?

Le garçon, récemment arrivé, parlait avec ironie et donna une tape sur l'épaule à Seiya, en y démontrant de l'intimité. Pourtant, le Saint de Pégase ne semblait pas avoir la moindre idée de son identité. L' « étranger » mesurait environ 10 centimètres de plus que Seiya et semblait être plus vieux de deux ou trois ans. Il avait un tatouage sur le bras et portait des vêtements déchirés qui auraient pu appartenir à un garçon de la rue. Il possédait de longs cheveux peignés de couleur argentée, qui rappelait le pelage d'un loup.

_ Qui es-tu ?
_ Ha !Ha ! Ne fais pas cette tête mon gars ! Ca me rappel l'époque où tu étais un petit morveux cherchant sans arrêt la bagarre. Le jeune homme plaisantait sur Seiya sur un ton aimable et nettement nostalgique.
_ Quand j'étais un morveux... ? Hey, tu es Mei !

La constatation de Seiya, Shun et même Athéna, les ramenèrent dans le temps quelques instants. La présence de leur ami d'enfance faisait remonter d'antiques souvenirs à la surface, illuminant et transformant le visage de tous. L'incarnation de la déesse, si imposante soit-elle, semblait laisser place à la fillette d'il y a quelques années.

_ C'est bien toi, Mei ?
_ Tu es toujours le même, Seiya. Et toi, Shun, tu es toujours un pleurnichard ! Et..., le jeune homme aux cheveux argentés devint plus sérieux tournant la tête vers Athéna. C'est un grand plaisir de vous revoir, Mademoiselle Saori.
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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 04:39